Réseaux sociaux d’entreprises: utiles ou pas ?

Les réseaux sociaux d’entreprises sont à la mode mais sont-ils utiles ou pas ? Les réseaux sociaux d’entreprises sont-ils une mode ou quelque chose qui a vraiment de la valeur ajoutée en RH ?

Pour leurs partisans, les réseaux sociaux d’entreprises sont un éléments essentiel du travail collaboratif et du Knowledge Management.

Le travail collaboratif est en général défini comme la coopération entre les membres d’une équipe dans le but d’atteindre un but commun. Le travail collaboratif permet de partager les connaissances, les ressources et des outils.

Les plate-formes de travail collaboratif proposent des espaces de travail commun pour gérer les processus, les flux de communication et les tâches de travail ainsi que leur affectation.

Le KM ou Knowledge Management permet lui de gérer, classifier et consulter les contenus.

Les réseaux sociaux d’entreprises sont vus par leurs partisans comme une nouvelle version du KM et du travail collaboratif, avec une dimension plus informelle, plus cool, plus humaine.

On estime son marché en France à environ 230 millions d’euros en 2012 et une croissance de 10% par an.

De grandes entreprises comme Alcatel Lucent ont des réseaux sociaux d’entreprises. Alcatel Lucent a nommé son réseau social d’entreprise « Engage » . Lancé en 2010, il compte officiellement 60000 utilisateurs.

Le réseau social d’entreprise de L’Oréal, ePOP, veut concerner  50000 employés.

PME et institutions publiques tentent aussi parfois les RSE.

Toutes ces entités proposent plus ou moins les mêmes fonctionnalités comme les annuaires, les blogs, les wikis, des messageries instantanées, etc..) et se différencient selon les flux d’activités, les modes de publications, les interactions avec les réseaux publics comme Facebook, Twitter et les possibilités sur on « own device » avec le fameux BYOD.

Les éditeurs de réseaux sociaux d’entreprises ont en gros 2 types d’offres selon qu’ils sont des acteurs « historiques » du travail collaboratif et du KM ou de nouveaux entrants via par exemple la mode du SaaS.

La réussite d’un réseau social d’entreprise est peu liée à la technologie utilisée mais plus à l’implication de la direction générale de l’entreprise, la DRH et la comunication.

A la limite, mieux vaut parfois même ne pas concerner la DSI si celle-ci y est hostile ;-)

Pour les opposants aux réseaux sociaux d’entreprises, le gros problème est le retour sur investissement, le fameux ROI.

Très long ou carrément absent, le retour sur investissement pose vraiment un problème d’autant plus qu’il n’existe pas de métriques et d’indicateurs factuels et quantifiables.

La mise en place d’un réseau social d’entreprise peut être elle aussi très fastidieuse et donc coûteuse non seulement en « projet » mais en efforts de conviction, d’adhésion car si une forte minorité n’adhère pas au projet, celui-ci n’aura aucune chance de réussir.

Un autre problème plus vicieux existe dans la mise ne place d’un réseau social d’entreprise. Si les gens y adhèrent, ils ont rarement les mêmes attentes concrètes. Gadget, machin à café numérique ou véritable outil de travail ou même de flicage.. un réseau social d’entreprise peut se transformer en beaucoup de choses .

Un seul intérêt commun se détache en général quant à l’utilité d’un réseau social d’entreprise: l’aide à la mobilité.

Ne pas prendre en compte cet aspect revient à foncer droit dans le mur mais d’un autre côté, c’est un défi qui dépasse souvent les capacités d’un réseau social d’entreprise « normal ».

Pourquoi alors ne pas se greffer sur un réseau social existant (type Linkedin) ?

 


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