Les problèmes du passage au SEPA

Les entreprises européennes doivent se conformer à la norme SEPA avant le 1er février 2014.

Cette norme SEPA (cf Virement SEPA) va normaliser prélèvements et virements à l’intérieur de l’espace européen, donc notamment tous ce qui concerne salaires et charges..

Dans une sorte de petit remake de passage à l’an 2000 ou à l’Euro, le passage à SEPA a un coût et une charge de travail qui ont été sous estimés et repoussés. Il n’est pas évident que le passage à SEPA soit effectif à la date voulue.

On considère que pour un grand compte, le budget de migration vers le SEPA coûte entre 100 000 et plus de 10 millions d’euros en fonction des types  de moyens de paiement utilisés.

Selon une étude de Bfinance , SEPA c’est:

  • Pour une grande entreprise française, le budget de migration au SEPA varie entre entre 100 000 Euros et plus de 10 Millions d’Euros selon la taille et la typologie de moyens de paiement de l’entreprise concernée ;
  • Le coût de la migration au SEPA représente pour 53 % des entreprises l’équivalent ou plus de deux années de budget d’investissement alloué à la trésorerie ;
  • Les perspectives de retour sur investissement liées au SEPA sont perçues comme négatives ou inexistantes à ce jour pour 54 % des entreprises ;
  • La centralisation des flux à l’échelle européenne et une concurrence accrue entre les banques, de nature à diminuer les coûts des services de cash management, sont les principaux bénéfices indirects du SEPA identifiés par respectivement 40 % et 32 % des entreprises

Les entreprises françaises sont encore en prélèvement national pour + de la moitié de leurs opérations (bien que SEPA soit disponible depuis 2008 en virement en 2010 en prélèvement).

La situation semble identique ailleurs en Europe.

Pour revenir à la France, il existe pourtant une assistance en place via les banques, les experts-comptables, des organisations professionnelles, les chambres de commerce, etc..

Concrètement, le problème qui risque de se poser est qu’une précipitation de dernière minute risque de causer des problèmes de paiements, non seulement entre fournisseurs et clients mais aussi en interne, notamment pour les salaires.

SEPA sera-t-il au civil ce que Louvois est à l’armée de Terre ?

 


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